Présentation

Rocroy Saint-Vincent de Paul est un établissement scolaire de 1700 élèves, privé, mixte, catholique, lié par contrat avec l'État et divisé en trois sites proches

ÉCOLE PRIMAIRE ET CLASSES DE SIXIÈME

ROCROY SAINT-VINCENT DE PAUL

Maternelle, Primaire et Sixième

6 Rue de Rocroy
75010 PARIS

Téléphone : 01 44 53 40 40

COLLÈGE ET CLASSES DE SECONDES

ROCROY SAINT-VINCENT DE PAUL

SITE PRINCIPAL

Cinquième, Quatrième,
Troisième et Seconde

106 Rue du Faubourg Poissonnière
75010 PARIS

Téléphone : 01 44 63 18 00
Fax : 01 44 63 01 29

LYCEE (SITE PÉTRELLE)

ROCROY SAINT-VINCENT DE PAUL

 

Première et Terminale

8 Rue Pétrelle
75009 PARIS

Téléphone : 01 49 70 97 70

HISTOIRE DE L'ÉTABLISSEMENT

Deux histoires se rencontrent en septembre 2008 lors de la fusion des écoles Saint-Vincent de Paul et Rocroy Saint-Léon.

L'institution Rocroy Saint-Léon

En octobre 1810, le curé de la paroisse, l'abbé Hutelier, crée l'école Saint Vincent de Paul. Les filles seront rue de Belzunce sous la tutelle de religieuses, qui déménageront lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, lequel réquisitionnera les locaux pour en faire une école publique. L'école de garçons sera installée rue de Rocroy.

En 1880, l'école de garçons, confiée aux Marianistes, déménagera rue Pétrelle, les filles iront rue de Rocroy.

En 1871, l'Abbé Berthé transfère son établissement Saint-Léon, d'Epinay-sur-Seine à Paris, rue de Rocroy. Il lui donne alors le nom de Rocroy Saint-Léon. En 1877, Rocroy Saint-Léon s'installe définitivement rue du Faubourg Poissonnière, dans un ancien hôtel particulier. A partir de 1903, les Oratoriens en assurent la tutelle et créent le lycée. Ils y resteront jusqu'en 1969, date de la dévolution de tutelle au diocèse de Mende, en Lozère. En 1995, nouvelle dévolution au diocèse de Paris et arrivée du premier directeur laïc.

La suite de l'histoire sur le Site des Anciens

Rue Pétrelle, l'école deviendra au fil des années un lycée professionnel sous tutelle diocésaine. Ce lycée fermera ses portes en juin 2007.

L'ensemble Rocroy Saint-Vincent de Paul a vu le jour le 1er septembre 2008. Il est né de la fusion des deux établissements, Saint-Vincent de Paul et Rocroy Saint-Léon. Les locaux de la rue Pétrelle feront désormais partie du nouvel ensemble scolaire.

 

Saint-Vincent de Paul - La Maison des Sœurs

 

Il était tout indiqué que dans la paroisse Saint-Vincent de Paul créée sous le Concordat et ayant comme territoire le Prieuré Saint-Lazare où avait vécu Saint Vincent de Paul de 1632 à 1660, fût établie une maison de Charité. Le premier curé après le Concordat, Monsieur MOYROU (curé de 1802 à 1810), alors âgé de 78 ans, eut l’heureuse idée de réaliser une Association de Charité. Cette association présidée conjointement par le curé et madame de Lambert devait soutenir une école gratuite pour les Filles pauvres confiées à des Sœurs. Des ouvroirs devaient permettre à ces enfants d’apprendre un métier. L’association devait également subvenir à divers besoins des indigents.

1810-1845 - 7 rue de Bellefond :
Avec l’accord du Conseil des Hospices, des deux bureaux de bienfaisance (du 2ème et du 3ème arrondissement) de la Supérieure Générale des Filles de la Charité et de l’Association, les Sœurs s’installèrent au 7 rue de Bellefond.

La maison des Sœurs fut inaugurée le 30 octobre 1810. Une cérémonie solennelle eut lieu à cette occasion, à la paroisse, rue Montholon, l’église actuelle n’étant pas encore construite. L’Abbé de Villèle, futur évêque de Soissons et archevêque de Bourges à sa mort, prononça le discours de circonstance.

Une quête, faite par mesdames de Bondy, de l’Arbre, de Saint-Cyr et Möring, rapporta 418 francs.

Les Sœurs étaient au nombre de cinq ou six selon les années. Sœur Colet fut la supérieure de la maison pendant 27 ans de 1810 à 1837. Les élèves étaient au nombre de 50 en 1810.

En 1815, mourut, l’une des trois premières sœurs, Sœur Madeleine :

« Le zèle qu’elle portait dans les fonctions fatigantes de l’enseignement n’a pas peu contribué au dépérissement de sa santé, parce que jamais on n’a pu la faire consentir à ralentir ou à suspendre ses efforts ou à les proportionner à l’affaiblissement de ses forces. »

En 1821 fut fondé un orphelinat. C’est cette même année que la duchesse d’Angoulême prit officiellement l’établissement sous sa protection.

A cette époque, la Municipalité confiait aux Sœurs la distribution de farine, de médicaments aux malades, de bouillon et de viande cuite. Monsieur Bernet, curé de la paroisse de 1821 à 1827, fut tellement frappé par la fécondité de l’apostolat et de l’action sociale des Fille de la Charité que devenant évêque de La Rochelle, il fit de multiples démarches pour obtenir de la municipalité de cette ville l’établissement d’une maison de Charité. Un fait digne d’être signalé se passa sous pastorat : une épidémie de variole fit de grands ravages en 1825, les enfants de l’école furent préservés, les Sœurs les avaient fait vacciner.

En 1827, l’école comptait 210 élèves.

L’Etablissement de Saint-Vincent de Paul fut également soutenu et encouragé par la Commission des Hospices :

« L’Etablissement de la paroisse de Saint-Vincent de Paul mérite toute l’attention et l’appui du Bureau pour les secours et la moralité qu’il répand sur la classe indigente... » M. Mongalvy, maire du 2ème arrondissement et Président du Bureau de Bienfaisance à la Comtesse de Bondy, secrétaire de l’Association de Charité de la paroisse, 15 février 1841.

1845-1881 - 35 rue de Bellefond :
La Maison du 7 rue de Bellefond était humide. Quelques orphelines et plusieurs sœurs tombèrent malades. La Supérieure Générale invita très instamment monsieur le Curé à transférer l’Etablissement dans un local plus sain, faute de quoi, elle se verrait obligée de retirer ses Religieuses. Ce fut chose faite. En 1845, monsieur CAYLA (curé de 1827 à 1852) s’occupa d’installer les Sœurs au 35 rue de Bellefond. Le 6 novembre 1848, il déclarait :

« qu’il était fort content des progrès des enfants des Sœurs, que les deux classes étaient parfaitement tenues, enfin qu’il avait été satisfait sous tous rapports... »

Les Sœurs tenaient également à cette époque un Ouvroir. Le procès-verbal de l’Association mentionne :

« La prospérité et l’activité qui avaient régné dans l’ouvroir des orphelines. L’ouvrage avait été si abondant que les deux Sœurs étaient payées et les jeunes orphelines habillées par le produit de l’Ouvroir. » (1849)

Cette même année, Monsieur le Curé remercie madame la Supérieure « pour le zèle qu’elle a mis dans le soulagement des Pauvres et dans l’économie intelligente dont elle a donné tant de preuves dans l’année qui vient de s’écouler. »

1871 – Pendant la Commune, les Gardes Nationaux tenaient chaque soir leur réunion dans le préau de l’école.

1871 – Exode d’un mois des Sœurs et des enfants à Cormeilles en Parisis.

1872 - Ouverture d'un atelier externe de Lingerie et de Confection.

1881 – Laïcisation de l'école. Abri provisoire rue de Maubeuge.

En 1881, fut votée une loi instituant la création de l’école publique, gratuite et universelle. Et cette loi indique que les Congrégations religieuses ne sont pas autorisées à gérer ces nouvelles écoles publiques. Les Sœurs recevant pour certains de leurs services des subsides de la Municipalité, l’école fut laïcisée pour devenir une école publique. Elles durent quitter leur maison. Mais leur Congrégation, les Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul, faisant partie des Congrégations « autorisées », elles purent continuer à enseigner en se réfugiant provisoirement dans une maison de la rue de Maubeuge.

1885 - Installation au 6 rue de Rocroy

L’abbé Hutellier, curé de la paroisse (1884–1898) fit construire le bâtiment actuel pour accueillir les Sœurs et leurs élèves.

1888 : Installation de l’orphelinat

1906 : ouverture de l’Ecole libre.

En 1901, les Congrégations « non autorisées » sont dissoutes. En 1904, la dissolution est étendue aux congrégations « autorisées » comme celle des Sœurs de la Charité de Saint-Vincent de Paul. Mais les Congrégations féminines enseignantes disposent d’un délai de dix ans. Les Sœurs peuvent donc continuer à gérer leur école, mais en créant une nouvelle structure, appelée « école libre ». A la fin de la Première Guerre mondiale, le délai de dix ans est oublié. Les Sœurs continuent leur activité enseignante.

1910 : Décès de Sœur Pauline après trente ans de présence à la paroisse.

1928 : Décès de Sœur Henriette.

De 1939 à 1942 : Soupe populaire, distribution de lait. Consultation des nourrissons.

1954 : Fermeture de l’orphelinat.

196.. : Départ des Sœurs.

2008 : Fusion avec l'établissement Rocroy Saint-Léon.

École privée catholique, liée par contrat avec l'État